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Le jeudi 10 avril 2008, la section du PCF de Saint-Quentin a déposé à la Sous-préfecture une motion visant à dénoncer l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan.

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Motion de la Section du PCF de Saint-Quentin

 

Non à l’envoi de 700 militaires en Afghanistan.

 

Exigeons le retrait des troupes Françaises et le retrait unilatéral de la France de l’OTAN.

 

Le Président de la République, au sommet de l’OTAN, réuni à Bucarest du 2 au 4 avril, a annoncé que la France renforcerait de 700 hommes, s’ajoutant au 1670 militaires déjà présents, son contingent de soutient aux troupes US en Afghanistan, répondant à la demande pressante des Etats-Unis, relayés pour la circonstance par le Canada. Parallèlement, quelques semaines auparavant, Sarkozy a annoncé l’implantation d’une base militaire à Abu Dhabi, à quelques encablures des côtes iraniennes.

 

Qui peut bien croire que les interventions militaires américaines en Afghanistan depuis 2001, en Irak, demain peut-être en Iran ont des objectifs pacifistes et humanitaires ? Elles ont conduit à des centaines de milliers de morts à une déstabilisation, sans fin visible, de toute la région. Cette partie du monde recèle des plus grandes réserves de pétrole et de gaz. Leur contrôle dans le contexte de la poussée de la demande mondiale et de l’émergence aux premiers rangs de nouvelles puissances économiques est sans aucun doute l’enjeu primordial pour le Gouvernement américain.

 

Les soldats français n’ont rien à faire en Afghanistan !

 

Ils n’ont pas à tuer et à se faire tuer pour ces intérêts là !

 

D’autre part, l’envoi de renforts en Afghanistan rompt avec le refus de Chirac de participer à l’attaque de l’Irak. Cette ligne historique d’autonomie de la France, affirmée symboliquement par le retrait en 1966 du commandement intégré de l’OTAN, à la suite d’une décision du Général De Gaulle (approuvée par le PCF), n’a cessé d’être transgressée. Nicolas Sarkozy passe un cap. Dans la foulée du sommet de Bucarest, a laissé entendre que notre pays rejoindrait à nouveau le commandement militaire intégré de l’OTAN d’ici le 31 décembre 2008.

 

Nous assistons à une dérive atlantiste d’un Président de la République qui n’a pas été mandaté pour cela.

 

Dérive atlantiste car le Gouvernement soumet complètement la construction d’une politique de Sécurité et de Défense Européenne à une intégration plus forte pour ne pas dire totale de la France dans l’OTAN alors même que la seule justification à l’existence d’une politique de Sécurité et de Défense européenne c’est son autonomie et son indépendance. Sinon elle n’a pas de sens.

 

Le Gouvernement s’abrite derrière le combat contre le terrorisme. C’est évidemment un argument qui semble imparable car personne ne soutient le terrorisme qui frappe aveuglement, tue des innocents y compris des enfants.

 

Mais il serait déjà intéressant de savoir qui arme le terrorisme ?

 

Il serait intéressant de savoir si depuis la croisade américaine il y a dans le monde, moins de morts du fait du terrorisme ?

 

Combattre le terrorisme, c’est combattre ce qui le fait naître et prospérer.

 

Combattre le terrorisme c’est donc d’abord combattre la pauvreté, l’asservissement, s’attaquer à ces causes, ce n’est pas un problème militaire, c’est un problème de responsabilité politique et de choix politiques.

 

C’est d’abord une politique de coopération et de développement elle est aujourd’hui un fiasco à commencer par l’Afghanistan.

 

Il faut stopper la guerre économique car elle est porteuse de la guerre tout court.

 

Une politique de Sécurité doit reposer sur une ONU rénovée, démocratisée avec les moyens de mettre en œuvre ses décisions.

 

Aujourd’hui, 68 % des français s’opposent à l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

 

Le budget militaire de la France atteint 40 milliards d’euros. Tant d’argent pour faire la guerre sur toute la planète, pour financer les guerres américaines, pour nourrir les profits de quelques marchands de canons ! Alors qu’il en manque tant pour l’école, les dépenses publiques et sociales.

 

En France, l’opinion publique est massivement hostile à l’alignement sur l’OTAN. A l’Assemblée, les députés de gauche protestent parce que le parlement n’est même pas consulté.

 

En 2004, le peuple avait manifesté massivement contre toute participation française à la guerre en Irak. Toutes les organisations et citoyens épris de paix doivent se préparer à des manifestations rassembleuses devant des dangers toujours plus grands. Pour exiger le :

 

Retrait des troupes françaises en Afghanistan

 

Maintien de la France hors du commandement militaire intégré de l’OTAN.

 

Sortie unilatérale de la France de l’OTAN.

 

 

Motion : Le PCF local sur le terrain national

Article de l’Union

 

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« Non à l'envoi de 700 militaires en Afghanistan. Exigeons le retrait des troupes françaises et le retrait unilatéral de la France de l'Otan. » Telle est la teneur de la motion que Jean-Luc Tournay, leader du PCF de Saint-Quentin, a remise hier au sous-préfet de Saint-Quentin, Jacques Destouches. Une quinzaine de militants l'ont accompagné. Parmi eux, des conseillers municipaux d'opposition ainsi que Nathalie Bendif, conseillère municipale de la majorité à la mairie de Gauchy. La motion sera distribuée ce matin sur le marché de l'Europe à Saint-Quentin.

Motion du PCF le 31 mars 2008 au Conseil Municipal de Saint-Quentin pour mettre fin aux fermetures de classes

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Monsieur le Sénateur Maire, Mesdames Messieurs les Conseillers municipaux.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que des classes sont en passe d’être fermées à Saint-Quentin (Ecole Jean Macé, Ecole Paringault, Ecole maternelle des Patriotes, Ecole Paul Bert, Ecole maternelle Camille Desmoulins). Deux regroupements « maternelle-primaire » sont également prévus (école Corette et école des Girondins).

 Alors que la population est en difficulté, que le taux de chômage avoisine les 12%, il est dramatique de fermer des postes, notamment en Zone d’Education Prioritaire, ceci ôtant des chances de réussite pour les élèves.

Nous savons très bien que les fermetures vont de paire avec la baisse de l’accueil des Toutes Petites Sections. Or, la scolarisation des élèves dès 2 ans favorise leur réussite, notamment pour les populations les plus en difficultés.

D’autre part, ces fermetures contribuent à l’accroissement des effectifs dans l’élémentaire, ce qui tend à augmenter les écarts de réussite entre les élèves[1].

Alors que des classes vont fermer, le gouvernement a su trouver un million d’heures supplémentaires  pour les stages de remises à niveaux des CM1-CM2 qui se dérouleront durant les vacances de pâques. Or, il est démontré que la difficulté doit de résoudre sur le temps scolaire[2].

Aussi, parce que la jeunesse de Saint-Quentin est notre plus importante richesse, nous proposons au Conseil Municipal une motion pour demander aux autorités de mettre les moyens de sa réussite scolaire.

 

Motion :

A l’adresse de Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de Monsieur le Recteur et de Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.

 

Vous n’êtes pas sans connaître les conséquences scolaires des difficultés sociales  des élèves. La situation à Saint-Quentin est de ce point de vue particulièrement alarmante. C’est pourquoi, nous attirons votre attention sur les mesures de carte scolaire qui risquent de compromettre l’avenir de nos enfants.

Les élèves de deux ans doivent être accueillis à l’école maternelle dans des conditions acceptables.

Les effectifs de classe doivent permettre la réussite de tous les élèves.

 

Nous vous demandons par conséquent de réexaminer l’ensemble des mesures de carte scolaire à Saint-Quentin, de ne pas fermer la classe lorsqu’elle est nécessaire pour l’accueil des 2 ans et de garder tous les moyens en poste à Saint-Quentin.

Manifestation contre le projet de loi Fillon sur la réforme des retraites

29 mars 2008

Article de l’Union

 


Hier matin, vers 11 heures, devant les portes de la sous- préfecture de Saint-Quentin une centaine de personnes a répondu à l'appel de l'union locale CGT pour défendre les retraites.
Les syndicalistes avaient distribué des tracts sur le marché, juste avant le rassemblement. « C'est un succès », répond Lionel Pawlik, cégétiste, satisfait de l'impact suscité auprès des retraités mais pas seulement. La section syndicale avait lancé son appel auprès des inactifs et des travailleurs. Devant la banderole « Pour notre retraite demain agissons aujourd'hui » et plusieurs drapeaux aux couleurs du syndicat, Lionel Pawlick a lu aux manifestants la motion qui a été déposée en sous-préfecture. « La CGT ne se contentera pas d'une concertation, elle réclame l'ouverture de réelles négociations avec le gouvernement et avance sept propositions qu'elle soumet à la négociation », a-t-il lu. Les principaux points restent l'opposition de la CGT à « tout affaiblissement du système de retraite par répartition », son attachement à la retraite à 60 ans, mais surtout au financement. « Ce 29 mars ne constitue qu'une première étape de la mobilisation sur les retraites », a prévenu Lionel Pawlik.
A noter, sur le rassemblement, la présence de personnalités de gauche telles que Jean-Pierre Lançon (chef de file de l'opposition municipale) et Jean-Luc Tournay (PCF).

La vie du Parti est en ligne (format PDF) 

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Appel du Comité National pour un Référendum

 

Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.



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La Gauche en force pour Saint-Quentin !

 

Parti Communiste Français

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L'humanité
L'Huma intégralement en ligne et accès aux archives depuis 1996.

 

 

 

 

 

 

 



[1] Etude de Thomas Piketty

[2] Etude de Bruno Sucho (IREDU) et rapport Glasman